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Théophile-Alexandre Steinlen



Il est le fils de Samuel Steinlen, un employé des Postes de Lausanne. Originaire d'Allemagne, la famille Steinlen avait été admise à la bourgeoisie de Vevey en 1831. Le père de Samuel, Théophile-Christian (Gottlieb) (1779-1847), enseignait le dessin à Vevey, et l'un de ses frères, Marius Steinlen (1826-1866), était peintre, élève de Charles Gleyre.

Théophile-Alexandre Steinlen étudie la théologie à l'Université de Lausanne pendant deux années, puis, en 1879, se tourne vers l'art, suivant une formation au dessin d'ornement industriel à Mulhouse, chez Schoenhaupt, avant de s'installer à Paris avec sa femme Émilie en 1881.

Logeant depuis 1883 sur la butte Montmartre, il fait rapidement connaissance avec tout le petit monde artistique qui y gravite. Il entre en relation avec Adolphe Willette, avec lequel il fréquente à partir de 1884 le Chat noir, le cabaret tenu par Rodolphe Salis, devenant notamment l'ami d'Henri de Toulouse-Lautrec. Il y connaît naturellement Aristide Bruant. Il expose initialement au Salon des Indépendants, en 1893, puis, régulièrement, à celui des Humoristes.

Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui alors ne manquaient pas à Montmartre, il dépeint des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. Mais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Il est par ailleurs le spécialiste des chats, qu’il dessine sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Comme les autres artistes picturaux, il ne dédaigne pas non plus la représentation des femmes nues.

Le dessin et le pastel sont son moyen d’expression préféré, comme ceux qui reflètent la vie quotidienne de la rue et ses petits métiers. Le réalisme de ses dessins semble avoir inspiré certaines œuvres ultérieures de Jean Peské. Il faut y ajouter ses gravures, reprenant les mêmes thèmes que ses dessins, mais en multipliant l’impact, comme ceux par lesquelles il illustre les malheurs de la Belgique et de la Serbie en 1914-1818. Mais ce sont surtout ses affiches qui, comme celle de la tournée du Chat noir, sont à l’origine de sa popularité, ainsi que ses sculptures, sur le thème ses chats, comme son Chat angora assis. Il illustre également des ouvrages littéraires et collabore à divers journaux humoristiques tels que Gil Bas illustré, Les Humoristes, qu’il fonde en 1911 avec Jean-Louis Forain et Charles Léandre, l'Assiette au Beurre et Le Rire.

Steinlen est inhumé au cimetière Saint-Vincent à Montmartre.

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